Le vin : un hard power premier cru

On a beau jeu de faire du vin un instrument de soft power fort utile pour dispenser aux peuples du monde une image flatteuse et attractive des pays producteurs. C’est vrai bien sûr. Un Côte-Rôtie, un vin de Champagne ou « un verre de Chardonnay », si prisé des séries américaines dans lesquelles les verres rivalisent de gigantisme, c’est de l’influence en or massif. Mais n’oublions pas que le vin, avant que d’être de la diplomatie, c’est de l’économie.

260 millions d’hectolitres

C’est la production mondiale totale de vin, en très légère baisse (-1 %) par rapport à 2020. La production dans l’hémisphère sud a été exceptionnellement élevée en raison d’un climat particulièrement favorable. Mais à l’inverse, l’Europe a connu des problèmes météorologiques, notamment le gel, qui ont grevé sa production. À eux trois, l’Italie (50,2 millions d’hectolitres), la France (37,6) et l’Espagne (35,3) ont assuré la moitié de la production mondiale, contre presque 60 % en 2020. Les États-Unis arrivent en quatrième position, avec 9 % de la production mondiale.

par Clément Perruche, journaliste

pour continuer la lecture, abonnez-vous

 

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous

Connexion pour les utilisateurs enregistrés
   

à retrouver dans notre

n°1 juin 2022

dossier politique
picrates et pommards

acheter le n°1

vous aimerez lire aussi